Histoires d’antan…

         Histoire de notre commune Sérignac-Péboudou 

       * Superficie : 1212 ha
                  Population : 178 hab

Origine du nom : Le nom de la commune vient du latin Serenius, qui était le nom d’un homme à l’époque romaine
Le nom occitan est : Serinhac-Pech Bodon.

Pech signifie « hauteur » ou « colline » et Bodon (prononcer « Boudou ») signifie « le plus haut », « le plus beau », « le plus victorieux ».
C’est ici un exemple de doublet tautologique, fréquent dans les toponymes de la région désignant les hauteurs.

Le Péboudou , colline de 189 mètres d’altitude, est le point le plus haut de la région d’où l’on peut apercevoir les Pyrénées lorsque le ciel est très dégagé.

Vestiges archéologiques : Le village de Sérignac-Péboudou possède des vestiges archéologiques de l’époque gallo-romaine ainsi qu’un patrimoine architectural médiéval.
Plusieurs vestiges présents sur le territoire de la commune témoignent de l’ancienneté de son occupation. Il existe notamment des traces d’habitat gallo-romain, probablement détruit lors des invasions des Wisigoths.

A Gasque, sur la limite sud de la commune, des tombes gallo-romaines pouvant correspondre à un cimetière du Haut Moyen-âge ont été retrouvées. D’autre part, des souterrains-refuges creusés dans le tuf datent des invasions barbares (propriétés privées).

Au XIVe siècle, la paroisse de Sérignac dépend

  de l’archiprêtré de MONTAUT jusqu’à la Révolution Française. En 1790, la paroisse est rattachée au nouveau canton de LAUZUN. Cela explique le nom de Sérignac de Lauzun que l’on donnait à la commune pour la différencier de Sérignac-sur-Garonne. La commune fusionne ensuite avec sa voisine SEGALAS. Elle lui reste unie jusqu’en 1867, date de son indépendance. C’est en 1918 que le village prend le nom de Sérignac-Péboudou. En février 1974, la commune demande, par délibération du Conseil Municipal, à ne plus faire partie du canton de LAUZUN et obtient son rattachement au canton de CASTILLONNES.

Patrimoine architectural : le village possède un patrimoine architectural digne d’intérêt. On peut ainsi admirer l’église de Sérignac dont l’origine remonte au XIe-XIIe siècle.  Dans le village se trouvait autrefois une autre église appelée « Capella Saint-Martini de Gardellas », citée dans une bulle de 1153 tout d’abord, et ensuite comme « Villa Gardelle » au XIIIe siècle. Les parties en voûtes d’arête d’une maison située au lieu-dit « Gardelle » semblent très anciennes et pourraient être les vestiges de cette église primitive. La tour de cette demeure est, elle, entièrement récente de même que la petite chapelle (propriété privée).
Sur le territoire communal on distingue également le château des Mautors, imposante demeure construite au XIXe siècle mais entièrement reconstruite vers 1985 à la suite d’un incendie, et une demeure du XVIIe siècle au lieu-dit « Meynadier », en cours de restauration.
Il reste aussi des vestiges d’un des deux moulins à vent qui se trouvaient sur la colline du Péboudou et sont mentionnés sur les cartes de Cassini au XVIIIe siècle (propriété privée).